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Vision de la mort et funérailles malgaches

Vision de la mort et funérailles malgaches.

Vision de la mort et funérailles malgaches.

Vision de la mort et funérailles malgaches.

Par: Agence Immobilière Diana.
La mort, pour la religion traditionnelle malgache, marque le passage du rang d’être humain au haut rang d’ancêtre (Razana). Ce dernier dominera d’un autre monde les générations nouvelles qui le craindront et l’honoreront à leur tour. Trois cérémonies importantes accompagnent la mort. Il s’agit des funérailles, du « Famadihana » (exhumation) et des sacrifices. Bien entendu les formes dont peuvent prendre ces cérémonies diffèrent suivant les régions.
Les funérailles

Rites observés en Imerina
Après que le défunt ait été lavé, habillé puis enveloppé d’un « Lamba Mena » (linceul, pièce de tissus de soie) celui ci peut-être exposé quelque temps aux proches. Puis le défunt est mis en bière et transporté jusqu’au tombeau. Parfois ce transport est l’occasion d’un ultime tour sur les propres terres du mort.
Rites observés en pays Mahafaly et Antandroy
Le cercueil est violemment secoué dans tous les sens par l’équipe de porteurs, qui exécutent une danse saccadée pendant que les femmes battent des mains et que d’autres hommes brandissent leur sagaie. Une fois le défunt porté à son tombeau et enterré, un monument à sa mémoire y est élevé. Le sacrifice d’un ou plusieurs zébus accompagne la cérémonie qui peut se dérouler sur plusieurs jours avec des veillées nocturnes accompagnées de chants et de danses. La fête s’achèvera par un festin pendant lequel la viande sera partagée entre tous les convives. L’importance de la fête est en rapport avec la richesse du défunt et c’est parfois un troupeau de plusieurs dizaines voir centaines de têtes qui sera l’objet du sacrifice. Certains tombeaux ornés de centaines de paires de cornes témoignent de l’importance et de la richesse du défunt.
Le Famadihana : le retournement des morts

Il existe plusieurs circonstances à la pratique du Famadihana. La première trouve son cadre lorsque le défunt n’a pu être enterré dans le tombeau de famille au moment du décès. Ses proches vivants doivent alors, quelques années plus tard, le ramener au caveau familial. Cette opération, réalisée en saison sèche, pour des raisons sanitaires, est toujours l’occasion de manifester sa joie et de fêter l’événement. La deuxième circonstance s’impose envers chaque défunt dans la conception religieuse traditionnelle malgache, puisque les vivants doivent honorer leurs ancêtres. On pense que l’ancêtre a froid et a donc besoin d’un nouveau linceul. La cérémonie du Famadihana est fixée en principe plusieurs années après le décès. Le Mpanandro (astrologue) en détermine le jour et l’heure.
Le corps est alors exhumé puis enveloppé dans une natte « tsihy » qui sera porté par deux hommes alors qu’un groupe de proches, hommes, femmes et enfants processionnent, les uns chantant, les autres jouant d’un instrument de musique. Des plaisanteries sont échangées avec les personnes rencontrées et même avec le mort. Enfin, une fois arrivé au caveau familial, le défunt est à nouveau enveloppé d’un « Lamba Mena » (pièce d’étoffe) neuf après avoir été l’objet d’attentions particulières (onction de miel, don de tabac, de riz ou d’alcool). Puis avant qu’il ne réintègre sa demeure, la coutume veut qu’on lui fasse faire sept fois le tour du tombeau. L’ensemble de la cérémonie est exécuté dans une ambiance de fête et de réjouissance. La musique, les chants et les rythmes se mêlent au sacrifice d’un zébu et au partage de sa viande. Un discours en mémoire du mort et à la destinée des vivants clôt la cérémonie.

Les arts funéraires

Étant appelé à devenir Ancêtre ou « Razana » un jour, le malgache accordera la plus grande attention à sa demeure définitive auprès de laquelle sa maison «terrestre» ne sera jamais qu’un lieu de passage. On ne s’étonnera pas que, dans certaines ethnies, il soit véritablement question d’Art Funéraire.
Chez les Betsileo :
Le long de certaines routes de la province de Fianarantsoa, on peut observer de très beaux tombeaux faits de pierres plates empilées, et surmontés de monolithes. Autrefois la coutume était aussi d’ériger à proximité des poteaux de bois appelés «Teza». Ils ne devaient pas être entretenus, afin de retourner un jour à la poussière.
Chez les Antanosy :
La tradition ici est d’élever des pierres commémoratives. Elles forment parfois des ensembles impressionnants comme au PK 32 entre Fort Dauphin et Sainte Luce, où se dressent plus de 100 stèles.
Chez les Antandroy :
Les tombes sont formées d’un amas de pierre appelé «Valavato» (enclos de pierre). La surface ainsi délimitée est tapissée de bucranes et plantée de ces biens connus poteaux sculptés appelés «Aloalo».
Chez les Mahafaly :
Les tombeaux Mahafaly ressemblent à ceux des Antandroy, avec des Aloalo figurant des scènes de la vie quotidienne, et disposés selon un ordre bien défini. Une autre tendance choisit de remplacer les pierres par le mortier : véritables mausolées peints de couleurs vives, agrémentés de portraits ou de motifs géométriques. Au milieu se détache souvent une maisonnette sacrée.
Chez les Sakalava :
Dans l’arrière pays de Morondava, certains clans Sakalava Vezo ont volontiers recours à des sculptures d’oiseaux, de vases ou d’humains travaillées dans du faux-camphrier réputé imputrescible. L’énigme des sculptures érotiques quant à lui reste entière : donner aux défunts un peu de bon temps, représenter la pérennité du flux vital ?

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