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Diego-Suarez ville francophile Madagascar

Diego-Suarez ville francophile Madagascar.

Diego-Suarez ville francophile Madagascar.

Diego-Suarez ville francophile Madagascar.

Agence Immobilière DIANA.

L’histoire de la capitale du Nord est particulière par rapport à l’époque coloniale. Créée par les Français, elle ne veut pas se séparer de ce passé qui fait la fierté de ses habitants, celui d’être la ville « vazaha ».

Antsiranana, appelée aussi Antomboko ou encore Diego-Suarez pendant l’époque coloniale et juste après l’Indépendance, est la plus grande ville du Nord de Madagascar, ainsi que le troisième port de la Grande île. Créée par le futur maréchal Joffre en 1900, elle est la capitale de l’ancienne  province d’Antsiranana. Avec la récente mise en place des vingt-deux régions, en 2004, elle est ainsi devenue le chef-lieu de la Diana.
Cette  ville, la plus francophile et la plus francophone de Madagascar, compte actuellement  plus de 120 000 âmes, et ses habitants s’appellent les Antsiranais. Située au fond de la baie magnifique découverte par les deux  navigateurs portugais, Diego Diaz et Fernando Suarez en 1500, elle est aussi la capitale administrative de la région septentrionale de l’Île. Cette baie est réputée être la deuxième plus belle du monde pour sa superficie, après celle de Rio de Janeiro.

L’architecture générale d’Antsiranana rappelle plus d’un demi-siècle de présence de l’armée française. Bâtiments militaires, l’Hôtel de la Marine, l’arsenal, et les artères rectilignes, parallèles et se coupant à angle droit sont là pour témoigner ce proche passé. Carrefour chargé d’histoire, la ville compte de nombreuses communautés, pour la plupart commerçantes, aux origines diverses. Yéménites, Somaliens, Comoriens, Arabes, Chinois, Indo-Pakistannais, et Français cohabitent avec les populations Antakarana et Sakalava.
Ramena
Antsiranana est caractérisée par l’existence de sites et de richesses naturelles. Citons, entre autres, la plage mythique de Ramena, les baies des Dunes, des Pigeons, d’Emeraude, le fameux Pain de sucre, le Windsor Castle…
Mais la plus connue et la plus populaire reste la plage de Ramena, un endroit fétiche pour les Antsiranais et les « vahiny ». Située à 18 km à l’Est de la ville d’Antsiranana, Ramena est un village de pêcheurs bordé d’une belle plage de sable blanc long de trois km, laquelle se trouve entre le cap d’Andranomody et la pointe de l’Aigle, dans la baie de Diego-Suarez. Cette plage est devenue mythique par sa splendeur. Elle s’ouvre sur l’océan Indien, par une passe large de 600 m. En fait, ce bourg est le chef-lieu de la commune rurale éponyme où s’élève, au sud, la Montagne des Français réputée pour ses richesses naturelles et ses grottes historiques. Ramena est considéré comme un village-rempart et l’ornement de la baie de Diego-Suarez, destination incontournable pour les touristes à la « conquête » de Madagascar. Dès lors, on ne pourra pas affirmer « avoir découvert le Nord » sans avoir visité Ramena. Tout cela montre que le tourisme est un levier du développement de la région Diana. 

Un service de santé créé par les militaires

Jusqu’au mois de mars 1900, il n’existait sur le territoire militaire d’Antsiranana qu’une ambulance de 120 lits, au cap Diego, et une infirmerie de garnison de 35 lits dans la ville. La garnison s’étant considérablement accrue de février à octobre, il avait fallu augmenter les formations sanitaires. Dès le 1er mars, le nombre de lits de l’ambulance avait été porté à 160.  Un mois plus tard, une décision du gouverneur général transformait l’ambulance en hôpital de 200 lits.
De plus, quatre autres infirmeries de garnison avaient été créées, de juin à décembre de la même année. C’était à Sakaramy avec 60 lits, à Ankoriaka avec 70 lits, au Cap Diego avec 40 lits et au Cap d’Ambre. Actuellement, la région Diana dispose de  l’hôpital de référence connu sous l’appellation « Hopitaly Manara-penitra », outre l’Hôpitaly be.

Une histoire liée à la présence française

Plus d’un siècle après le passage de Cauche, le premier Français avoir visité Antomboko ou Antsiranana, le 26 juin 1638, le Baron de Benyowsky, au nom du roi des Français Louis XV, envoyait Nicolas Mayeur explorer tout le Nord de Madagascar. Il était parti de Louisbourg à la baie d’Antongil sur la côte nord-Est, le 14 novembre 1774, et y était de retour en décembre 1775 après avoir parcouru tout le Nord jusqu’à la baie d’Ampasindava et Nosy Be, en passant par la baie d’Antomboko.
En effet, après son entrevue avec le roi des Antakarana, Lamboeny, au village et port d’Ambodibonera, le 7 juillet 1785, Nicolas Mayeur était rentré à Louisbourg. Une alliance de protection contre les attaques des Sakalava du Boeny avait été conclue entre ces deux personnalités.
Un deuxième traité franco-hova fut signé le 1er octobre 1895. A partir de cette date, les événements à Madagascar se sont précipités : un décret du 1er octobre 1895 plaçait les affaires malgaches sous l’autorité du ministre des Affaires étrangères de la France. Un décret du 11 novembre 1895 les transférait sous la coupe du ministre des Colonies, tandis qu’un autre décret, en date du 28 janvier 1896, plaçait les établissements français de Diego-Suarez, de Nosy Be et de  Sainte-Marie sous l’autorité directe du Résident général à Madagascar, établi à Antananarivo.
Ces établissements furent érigés en communes urbaines. Les administrateurs de Diego-Suarez, de Nosy Be et de la Sainte-Marie exerçaient les fonctions des maires. En 1956, soixante ans après, des maires élus dirigèrent la ville de Diégo-Suarez et ces deux iles.

Source : http://www.lexpressmada.com